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Stage de Karlsruhe 2003

 

 

 

Témoignage de Francis Brisart

 

 

Francis Brisart

 

 

La journée allait être longue :

- 3h30 mon réveil sonne, dur, dur. Rendez-vous au club à 4 heures, heureusement que j’ai préparé toutes mes affaires et mon casse-croûte la veille (astuce pour ceux qui ont du mal à se réveiller).

- 4h15 on est parti : Hilde, Mohamed (père), Mohamed (fils), Pablo et moi.

 

Mohamed & Pablo

- 9h30, 5 heures de route plus tard… on peut se dégourdir les jambes, ouf ! Pas longtemps car le stage commence à 10 heures et comme il est donné par maître Hiroshi Shiraï 9ième dan, il vaut mieux ne pas arriver à la dernière minute ( autre astuce, pour ceux qui ne le sauraient pas encore).

- Une fois dans la salle, un bref regard et bonjour à maître Marc Stevens 5ième dan,  Fiorella, Vera, il y a beaucoup d’Allemands (c’est un petit peu normal) et aussi des Suisses, des Italiens et sans doute des personnes d’autres nationalités que j’oublie.

 

 

Maître Hiroshi Shiraï

- Après la présentation du Shihan et de son assistant maître B. Contarelli 7ième dan par M. Matteo Guerra qui si je ne me trompe pas organisait ce stage ; l’entraînement commence.

Le Senseï parle en italien tandis que M. Matteo traduit en allemand. Cela ne n’est pas simple pour la compréhension (3ième astuce : apprenez plusieurs langues même des notions, cela peut toujours servir). Grâce aux démonstrations de maître Contarelli et de maître Stevens tout devient plus clair, merci.

 

 

Maître B. Contarelli

Voici ce que j’ai retenu du stage :

 

Exercices à deux :

Exécuter un kata avec un partenaire en partant sur la même ligne verticale (+-2m.). Celui qui est derrière compte. Il faut travailler le kata en harmonie avec son partenaire pour arriver à ressentir les techniques de l’autre. On sait ce qu’il fait mais on ne le voit pas, il faut le ressentir. Aussi le fait de ne pas voir, c’est le côté caché, le côté qu’on ne maîtrise pas bien, c’est ura.  C’est également un très bon exercice car le fait de travailler à 2, instaure la pression de l’autre et donc le progrès. On peut aussi, après que le kata soit terminé, demander à celui qui se trouve devant (si je ne me trompe pas) d’attaquer l’autre et donc de faire le bunkaï du kata.

En partant de la position yôi :

Un partenaire doit attaquer dans toutes les directions possibles.

Pour exercer le ki 

Tenir son partenaire à la taille et le pousser avec un kiaï (énergie, harmonie) sur trois à cinq pas en une seule traite. Il faut apprendre à libérer son énergie : bien respirer, utiliser l’énergie du hara.

 

 

 

Vera

 

 

 

 

Hilde

Kata :

- Il doit garder sa forme originelle. Le bunkaï peut être modifié selon l’explication.

- Une fois que l’on connaît un côté (omote), travailler l’autre (ura) et sans oublier les autres    directions. N/Sud et Ouest/Est, N-Ouest/S-Est et N-Est/S-Ouest.

- On peut également essayer pour les kata bunkaï de regarder dans la direction du prochain enchaînement en se mettant en kamae (exemple : morote uchi-uke). Ne tournez pas le corps car ce sont seulement les bras qui travailleraient, la rotation du corps est nécessaire pour augmenter l’énergie. Evidemment après on peut l’entraîner avec partenaire.

- On doit insister plus sur les saisies (demander à Marc s’il se rappelle la saisie de la dernière partie de Bassaï Sho avec le Senseï.) Une fois qu’on décide de saisir, on doit prendre l’adversaire comme dans un étau.

 

Markus

 

 

 

Pablo

KAN :

Cela n’est pas simplement regarder c’est aussi prévoir les mouvements de l’adversaire. Va-t-il attaquer du bras droit ou gauche ? Je riposte avec Sen no sen, Taï no sen ou Go no sen? Il faut développer son sens intuitif. Acquérir le bon geste, la bonne décision au bon moment.

 

 

 

Maître B. Contarelli

et Marc


PRINCIPES 
:

Quand on travaille avec un partenaire, on doit plus insister sur la technique, l’après technique (kamae), la distance, la concentration, le regard, le kan, le kimé, la précision, la pression sur les jambes, etc. L’exercice était sur sambon (3 pas).

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de suivre un stage avec Senseï H. Shiraï, mais c’était la première fois que je le voyais donner cours de base pour des ceintures à partir de 8ième kyu.

Vous savez c’est comme quand on regarde la surface de l’océan, on se dit c’est immense. Ce n’est pourtant que la partie visible ! J’étais impressionné par la simplicité de certains exercices mais à la fois par leur profondeur de sens.

Il a encouragé tous ces débutant dans le karaté à ne jamais abandonner, même quand on a du mal à suivre. Au début mettre plus l’accent sur regarder, écouter et rester attentif.

 

M. Matteo Guerra


Pour info, les kata que nous avons travaillés étaient Bassaï Sho et Bassaï Daï.

Je pourrais vous écrire tous les exercices qu’on a fait, mais pour les personnes qui n’y sont pas allées cela paraîtra abstrait. Bien que nous participons à un stage pour apprendre ou approfondir un kata, une technique, un kihon, le kumite, etc  je crois qu’il faut aussi retenir ce qui nous feras progresser une fois de retour au dojo. Je parle bien sûr de principes qui vont faire en sorte que vous allez pouvoir les inclure dans votre entraînement.

 

Voilà c’est ce que j’ai retenu du stage et je voudrais conclure par des remerciements :

- A Marc pour m’avoir laissé participer et  aussi pour avoir démontrer les exercices avec Senseï Contarelli, cela m’a beaucoup aidé.

- A tous mes partenaires : Fiorella, Vera, Hilde, Pablo et Markus qui ont fait en sorte de pouvoir mettre en pratique tous les exercices, merci.

- Je voudrais également féliciter le club et Matteo pour l’organisation du stage.

 

A l’année prochaine.

 

Francis Brisart

 

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